Les soeurs Crécelle
Duo a cappella, pour deux clowns au féminin, en tenue de soirée.
Les Soeurs Crécelle ne parlent pas. Leurs mots sont uniquement ceux de
chansons qu'elles se sont appropriées en les revisitant au
diapason de leur
fantaisie. Elles chantent sans
accompagnement hormis la voix de
l' autre et parfois apparaissent
quelques objets-clés détournés
de leur usage habituel. Le tout en
acoustique.Ce répertoire, ponctué
de jeux muets qui clignent de l'oeil
sur le Ciné-club burlesque, le kitch
ou le noir et blanc de Fritz
L ang,forment l'univers tendrement
décalé où se tissent peu à peu
l'histoire de ces deux personnages
et leur vision du monde.
Résumé du Spectacle
L' histoire des Soeurs Crécelle, c'est celle
du Clown blanc et de l' Auguste.
Une histoire de sororité un peu vacharde
qui sent la craie,l' encre sur les doigts,
l' heure du bulletin de notes (de vote aussi parfois),le Marabout-de-ficelle et la
poudre (à canon ou de perlimpinpin,c'est
selon).Arrivées de nulle part,avec leur
barda, elles vont se raconter une heure
durant en chantant les mots des autres
Jouer, s'affronter, seconsoler, revendiquer, éspèrer, grandir, vivre ! Puis, elles repartiront vagabondes on ne sait où,bien plus fortes malgré tout, des rêves et de la tendresse qu'elles auront semés au passage...
A propos de Crécelle
Instrument datant du Moyen-Age, de la famille des idiophones!
Sert à faire du bruit
lors des Carnavals, Charivaris
en remplacement des cloches pendant la
semaine sainte ( de la messe du jeudi à la
Vigile pascale du dimanche, après elles
reviennent comme on sait de Rome avec des
tonnes de chocolat... ), pour couvrir le nom
du tyran Haman pendant la lecture de la Meguila
( fête juive de Pourim ).
Servait aussi:
aux lépreux pour avertir de leur approche,
au guetteur des tranchées de 14-18 pour donner
l'alerte ( « les gaz ! » )...
En bref,
jouet d'enfant, instrument liturgique, avertisseur
ou support de charivari ( chahut de casseroles
pour contre-musique parodique et manifestante ),
la crécelle se joue du profane comme du sacré, de
l'innocence comme du grotesque. Son crépitement
retentissant annonce l'incongru, le pas de côté
salvateur, une petite ruade émancipatrice...
Arrangements / Mise en scène / Interprétation
Karine Hardy et Virginie Barthélémy avec la complicité involontaire de Serge Gainsbourg, Ricet Barrier, Dick Annegarn, Brigitte Fontaine, Kurt Weill et quelques autres ( voir répertoire ).
Oeil extérieur précieux et précis
Thierry Barbet
